L’opération de la myopie repose aujourd’hui sur plusieurs techniques chirurgicales au laser ou par implantation. PKR, LASIK, SMILE, implants intraoculaires : le choix dépend surtout des caractéristiques de l’œil, du degré de myopie, de l’âge et de l’état de la surface oculaire. Même si le bilan préopératoire décide en dernier ressort, certains profils de patients correspondent d’emblée à certaines techniques.
Les grandes techniques disponibles d’opération de la myopie
La PKR
La PKR (ou TransPKR) est la technique de surface historique. Elle s’adresse en priorité aux personnes dont la cornée reste trop fine pour un LASIK ou pratiquant des sports à risque de choc oculaire. Elle convient bien aux myopies faibles à modérées. L’intervention évite toute découpe de capot cornéen, ce qui renforce la stabilité mécanique de l’œil. En contrepartie, les premiers jours provoquent une gêne notable et la récupération visuelle demande environ une semaine.
Le LASIK
Quant au LASIK, il est la méthode la plus répandue depuis plus de vingt ans. Il s’adapte à la majorité des myopies et des astigmatismes lorsque la cornée possède une épaisseur suffisante et une forme régulière. La récupération visuelle a lieu très rapidement, avec une vision nette dès le lendemain dans de nombreux cas. La présence d’un capot cornéen implique cependant une prudence particulière chez les personnes exposées aux traumatismes oculaires.
Le SMILE
Plus récente, la technique SMILE est conseillée pour les myopies modérées à fortes, en particulier chez les patients présentant déjà une sécheresse oculaire. Il s’agit pour l’ophtalmologue de réaliser une micro-incision sans création de capot, ce qui limite l’altération des nerfs cornéens et diminue la sécheresse après l’opération. Cependant, la récupération est un peu plus longue que le LASIK.
Les implants
Quand la myopie dépasse certaines limites ou que la cornée ne permet pas de chirurgie laser, les implants intraoculaires prennent le relais. Cette solution s’adresse surtout aux myopies fortes-, au-delà de –10 dioptries. Elle évite d’amincir la cornée, mais elle implique une chirurgie intraoculaire, avec des risques plus proches de ceux d’une chirurgie du cristallin.
Comment l’ophtalmologue oriente son choix
L’analyse commence par l’épaisseur et la géométrie de la cornée. Une cornée fine, irrégulière ou présentant une fragilité particulière écarte en général le LASIK au profit de la PKR ou d’une absence de chirurgie laser. Une cornée épaisse et régulière permet, au contraire, l’accès à toutes les options modernes.
Le degré de myopie influence ensuite la décision de l’ophtalmologue qui opère. Une myopie faible à modérée permet d’envisager plusieurs solutions chirurgicales. À l’inverse, une myopie plus élevée réduit le champ des possibles et conduit plus fréquemment vers le SMILE, un LASIK sur cornée suffisamment épaisse, ou vers la pose d’implants intraoculaires lorsque le laser ne convient plus.
La présence d’une sécheresse oculaire pèse fortement dans l’équation. Les patients déjà gênés bénéficient souvent d’un meilleur confort après un PKR ou un SMILE. Le mode de vie entre aussi en ligne de compte : sports de combat, métiers exposés aux chocs ou environnement poussiéreux conduisent plus volontiers vers des techniques sans capot.
Enfin, l’âge et l’état général de l’œil compte beaucoup. Ainsi, certaines pathologies oculaires interdisent toute chirurgie laser. Passé un certain âge, une chirurgie du cristallin avec implant correcteur est parfois plus adaptée qu’un laser cornéen.
Conclusion
Aucune technique laser ne convient à tous les yeux. Le choix repose sur un équilibre entre sécurité, qualité visuelle attendue et confort post-opératoire. Un bilan préopératoire complet reste la seule manière de définir la méthode la plus cohérente pour chaque patient. Bien préparée, l’opération de la myopie permet dans la grande majorité des cas de retrouver une vision stable sans lunettes ni lentilles.








